Chartres en lumières 2019 : du 27 avril au 12 octobre, tous les soirs.

1 à 3 - La Cathédrale de Chartres

Les scénographies en quelques mots

Conceptions artistiques : Spectaculaires, Les Allumeurs d’images - Franck Marty et Benoît Quero

1 - Le Portail Royal

Le portail royal illuminé de la Cathédrale de Chartres - Chartres en lumières

Sublimer l’architecture. La marque de la « fabrique numérique » de Spectaculaires guide une fois encore leur travail d’orfèvre pour nous laisser tutoyer la majestueuse intimité de l’édifice et de ses merveilles.
Avec le respect dû à ses géniaux constructeurs ; ses compagnons bâtisseurs d’impossible et ses fabuleux artistes du flamboyant gothique, Spectaculaires nous offre les images inédites d’une cathédrale intemporelle, éternelle, d’un monument vivant, en perpétuelle transformation. Une vision ludique et malicieuse aussi. Les Allumeurs d’Images de Spectaculaires nous invitent à lire Chartres avec les surprises et les plaisirs qui font le sel des récits fantastiques…

« L’oeil des statues s’allume, témoin et visionnaire… Avant de la construire, il faut rêver la cathédrale, la penser, désirer sa lumière et ses transparences… Maintenant la bâtir, pierre par pierre et réimaginer ses couleurs natales. Aller à son plus haut et se laisser aspirer par ses délicieux vertiges. Et sous l’oeil des statues de ce vaisseau de pierre, après le compte à rebours, enfin gagner le ciel… »

2 - Le Portail Nord

Le portail nord illuminé de la Cathédrale de Chartres - Chartres en lumières

« La Pierre enluminée. »

« Quand Les Allumeurs se font Enlumineurs. »

Quand, à la nuit venue, le visiteur ou simple promeneur se laisse aller au gré de son humeur nocturne vers le portail nord de la cathédrale Notre Dame de Chartres, il peut y découvrir chaque soir un étonnant spectacle. À l'approche du portail, il sent d'emblée que le lieu est habité depuis fort longtemps. L'endroit, baigné dans une lumière bleutée de faible intensité, dégage une étrange sensation de mystère... Comme si des « présences » souhaitaient l'inviter à voyager vers le passé... à moins que ce ne soit vers une intemporalité éclairée !
 
Soudain, les notes d'un arpège cristallin commencent à s'égrener doucement et la rose se met à briller.

Sous l'effet de ses rais lumineux, toute une humanité semble s'extraire de la pierre, tandis qu'un décor fantastique se révèle peu à peu.
Le grand livre minéral vient de s'ouvrir. Il commence ici par le paradis perdu...
Il s'agit maintenant de le retrouver en réveillant ses couleurs !
Les Allumeurs d'Images du XXI ème siècle vous proposent ici, une vision de La splendeur polychrome que pouvaient admirer chaque jour les Chartrains et voyageurs de passage du XIIIème siècle...

3 - La rose du portail sud

La rose illuminée du portail nord de la Cathédrale de Chartres - Chartres en lumières

« Allons voir si la rose… »

Tout au long de la journée, la rose du sud a capté la lumière du soleil afin d'éclairer de son éclat l'intérieur de la cathédrale. Lorsque l'astre solaire se couche et que l'obscurité pourrait gagner, il se passe à Chartres un phénomène saisissant...

Se jouant du crépuscule, la Rose renaît alors et s'épanouit à nouveau à partir de son bouton central sur la façade du portail sud. Illuminant la pierre qui l'entoure de sa douce lueur, elle semble vouloir nous restituer l'immense clarté des merveilles que sa lumière a croisé dans l'intimité de l'édifice... Dans un hommage aux maîtres verriers de Notre Dame de Chartres, qui nous ont laissé en héritage le plus bel ensemble de vitraux du XIII ème siècle, la rose nous refait le chemin à l'envers... Les fragments de lumière multicolores s'inscrivent de manière mouvante sur les murs, lescouleurs chatoyantes des vitraux se diffusent en un effet miroir du lever du jour jusqu'au zénith ! Les Allumeurs d'Images portent ici un regard onirique sur le chemin de la lumière, au travers d'une rose qui capte l'énergie du jour pour éclairer la nuit…

L'histoire de la Cathédrale de Chartres

Notre-Dame de Chartres est une des plus grandes cathédrales de France et un des premiers sites français inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco. 5 versions différentes de la cathédrale se seraient succédées depuis la première construction. La cathédrale que l'on peut visiter aujourd'hui date du XIIIème siècle.

Caractéristique des débuts de l'architecture gothique, elle a été construite selon un plan en croix latine, avec trois niveaux et voûtes sur croisées d'ogives. Elle est le premier édifice de très grande dimension dont les arcs boutants assurent la stabilité de la structure.

Véritable cathéchisme en images, Notre-Dame de Chartres est habitée des personnages de la Bible, sous forme de sculptures et de vitraux. Côté pierres, elle est la seule cathédrale d'Europe à posséder neufs portails et porches sculptés. Côté verre, elle possède l'ensemble de vitraux anciens le plus complet et le plus riche du monde chrétien, avec 172 vitraux répartis sur 2600 m².

5 - Le musée des Beaux-Arts – Façades des jardins de l'Évêché

La scénographie en quelques mots

Conceptions artistiques : « Luna » – Camille Gross et Olivier Magermans

Comme l'explique les scénographes, « Luna » est un conte retraçant les aventures d'une petite lune nommée Luna se lançant à la recherche de son amie Stella. C'est à travers son aventure qu'elle va nous emmener dans les différents univers célestes, remplis de merveilles et de mystères qui ont tant inspiré les Arts depuis des milliers d'années.

« Au lancement de ce conte animé, l'Univers se créé sous les yeux émerveillés du spectateur. C'est alors que Luna et Stella, les héroïnes de l'histoire, prennent forme. En poursuivant Stella, Luna va tomber dans un trou noir. Une mésaventure qui va la transporter dans un monde parallèle : une invitation au voyage à travers l'histoire de l'astronomie. Le périple commence à l'époque de l'Antiquité. L'étude du système solaire débute, elle est évoquée par l'apparition de créatures mystiques, représentatives des interprétations irréelles de l'époque. Un paysage effrayant pour la petite Luna qui préfère s'enfuir. Elle rencontre alors le Soleil, symbole de l'arrivée de la science, du savoir et de la connaissance. Un cadre qui la réconforte mais le voyage doit se poursuivre.

L'étude de l'Espace se précise et inspire de nombreuses oeuvres picturales dans le courant du XIXe siècle traversées par Luna. On arrive alors au début du XXe siècle dans le décor de “Voyage dans la Lune” de Meliès. On rêve de conquête spatiale mais ce n'est encore qu'un fantasme. Luna se sert alors du canon de Meliès pour se faire expulser dans le Ciel. On rentre dans l'ère de la modernité. La conquête de l'espace devient réalité. Avec elle, le monde de l'imaginaire se développe toujours plus autour de la science-fiction. Des petits clins d'oeil au monde du cinéma se dessinent alors sur les murs du musée des Beaux-Arts. Saurez-vous les retrouver ? C'est suite à ce décor que prend fin la quête de Luna, qui retrouve son amie Stella. On s'approche alors de la planète Terre, illuminée de ses lumières artificielles. Puis, les deux amies se réunissent et deviennent constellation. »

Luna illumine la façade des Jardins de l'Évêché du musée des Beaux-Arts - Chartres en lumières - Crédit photo Camille Gross et Olivier Magermans

L'histoire des jardins de l'Évêché

Les jardins de l'Évêché sont situés derrière la cathédrale, à proximité du musée des Beaux-Arts. La terrasse date du XVIIe siècle et se prolonge par des jardins qui devaient initialement descendre jusqu’à l’Eure. La Révolution empêcha de réaliser le projet. Les jardins, délimités par une orangerie et un ancien prieuré, sont classés monuments historiques depuis 1941. C’est un des plus beaux points de vue sur la ville. Les jardins de l'Évêché vous offrent un panorama d'exception sur les bords de l'Eure.

7 à 15 - Les ponts et lavoirs des bords de l'Eure

Les scénographies en quelques mots

Conceptions artistiques : Enluminures, Anne-Lise Coulibaly et Thierry Chenavaud – et – Lumière de verre

Sur les bords de l'Eure, les scénographies réalisées par Enluminures et Lumière de verre vous transportent dans une douce balade que vous pouvez réaliser en famille ou entre amis. Laissez-vous porter par le courant !

7 - Le pont des Minimes

C'est dans ce lieu que commence la rêverie ambulatoire imaginée par Anne-Laure Coulibaly et Thierry Chenavaud pour Enluminures : « Rêves de Lavandière ».

Le pont des Minimes illuminé par Enluminures - Chartres en lumières

« Attelée à sa tâche, la lavandière poursuit son office. Tête baissée, regard fier, c'est tout à son ouvrage que son esprit vagabonde... Une rêverie au fil de l'eau. De ponts en ponts, cinq lieux pour dire son reflet, ses espoirs, ses voyages imaginaires, ses joies et ses secrets... »

8 & 9 - Les deux lavoirs Gloriette 

Les lavoirs Gloriette illuminés par Lumière de verre - Chartres en lumières

« Lumière de verre vous propose un espace magique où le verre est exalté. La lumière traverse des œuvres verrières contemporaines pour offrir une projection ; la matière s'émancipe dans l'espace et vous emmène dans un nouvel univers. »

Les lavoirs Gloriette illuminés par Lumière de verre - Chartres en lumières

« Lumière de verre s'installe en bord de l'Eure à la rencontre de l'eau et du verre. Le quai de la Gloriette est le théâtre d'un dialogue entre une vague verrière d'où jaillit Chartres en lumières et l'Eure. La projection se retrouve miroir de sa propre image reflétée dans l'eau. L'eau vient animer le verre dans un échange infini. »

10 - Le pont Bouju

Il marque la deuxième étape des « Rêves de Lavandière » imaginée par Anne-lise Coulibaly et Thierry Chenavaud. Continuez à évoluer dans ce monde éblouissant par ses couleurs !

Le pont Bouju illuminé par Enluminures - Chartres en lumières

« Son regard bleu se confond avec l'onde pure. Dans le lit de la rivière, des poissons complices entament une partie de cache-cache à travers les algues joueuses, avant de lui offrir une perle d'eau. Son trésor. »

11 - Le lavoir Foulerie

Le lavoir Foulerie illuminé - Chartres en lumières

12 - Les arcades Saint-Hilaire

Situé face à la rue de la Foulerie, rue où les foulons fabriquaient les draps et tissus, le lavoir du pont Saint-Hilaire présente de magnifiques arcades de pierre du XVIe siècle.

Nous voici désormais à la troisième étape de notre rêverie ambulatoire, imaginée par les scénographes d'Enluminures, en compagnie de notre lavandière aux arcades Saint-Hilaire. Le temps passe et s'écoule au lavoir. L'aube dévoile peu à peu l'architecture. Les feuillages apparaissent comme une tapisserie et les fleurs éclosent petit à petit. Au fond, une lavandière est assoupie dans les fougères. Les libellules passent. Petit à petit, le jour décline jusqu'à la nuit : les arcades se teintent d'or pour s'endormir de nouveau et attendre l'aube nouvelle.

Les arcades Saint-Hilaire illuminées - Chartres en lumières

« La tâche accomplie, elle se love dans l'herbe fraîche. Un temps de doux repos réparateur à l'abri des arcades. Vite assoupie, de gracieuses libellules viennent saluer la dormeuse des berges en un ballet délicat... »

13 - Le pont Saint-Hilaire

Le pont Saint-Hilaire du XIIe siècle reliait la porte Morard à l'église Saint-Hilaire aujourd'hui disparue. Cette église était accolée à l'église Saint-Pierre, non loin d'ici. Les voyageurs qui arrivaient du sud ou d'Orléans, rentraient dans la ville par cet accès. Il est l'un des seuls ponts rescapés des bombardements de la guerre 39-45.

Réalisée par Enluminures, cette scénographie représente les saisons colorées, intenses qui défilent sur le pont. Fleurs en pleine éclosion, feuilles d'automnes… ou nuit d'été avec ses lucioles virevoltantes se succèdent des deux côtés du pont. Un temps où le promeneur se retrouve plongé avec émerveillement dans les fabuleux paysages sublimés par les rêves de la lavandière.

Le pont Saint-Hilaire illuminé par Enluminures - Chartres en lumières

« Une station, plus loin le promeneur des bords de l’eau marque le temps de la rêverie. Un moment de douce contemplation où formes et couleurs se mêlent, s’étirent, s’allongent, se tutoient. Au gré du courant, les reflets changeants d’un même instant sans cesse renouvelé… »

14 - Le lavoir de la Grenouillère

Le lavoir donne sur le pont de la Grenouillère, où se trouve le moulin Saint-Père. Jusqu’au XIXe siècle, 20 moulins utilisaient la force de la rivière pour moudre le blé ou écraser le bois nécessaire aux tanneurs.

En continuant à se balader au fil de l'eau, le promeneur continue son voyage dans les jolies contrées qui forment l'environnement de la rêverie de la lavandière.

Le lavoir de la Grenouillère illuminué - Chartres en lumières

15 - Le moulin Saint-Père, le pont Saint-Père

Bien visible depuis le pont de la Courtille comme depuis celui de Saint-Hilaire, l’ancien moulin de Saint-Père témoigne de l’histoire de Chartres. Peu après 1100 , les moines de Saint-Père reçurent 2 moulins, qu’ils réunirent ensuite en un seul (d’où le pluriel Moulins de Saint-Père parfois utilisé). Le moulin est lié à la famille de l'écrivain Anatole France : ses arrière-grands-parents Chartrains en furent en effet les meuniers. Les « Rêves de lavandière » imaginés par les scénographes d'Enluminures prennent fin. Cette étape nous immerge dans les pensées de notre douce amie. Oserez-vous la suivre ?

Le moulin et le pont Saint-Père illuminués par Enluminures - Chartres en lumières

« D'humeur plus soucieuse, des monstres aquatiques fantastiques et fantasmagoriques hantent ses pensées. Figures étranges et mystérieuses des esprits de l'eau, entre Vouivres et autres Mami Wata... »

Tous droits réservées, textes, et illustrations ©Enluminures, novembre 2013

17 - La rue Saint-Pierre

Quelques mots sur les scénographies de la rue Saint-Pierre

Conception artistique : Studio graphique de la ville de Chartres – Bénédicte Chevalier, Jean-Baptiste Maradeix et Stéphane Lebouché

La rue Saint-Pierre propose un parcours depuis le bas de la rue (« représentant » le passé) jusqu'en haut, et le prieuré Saint-Vincent (« représentant » le présent) avec les grands personnages qui ont fait Chartres. De Fulbert à Jean Moulin, hommage leur est fait.

La rue Saint-Pierre illuminée par le studio PAO de la ville de Chartres - Chartres en lumières

« À la découverte des personnages ayant marqué l'histoire de Chartres. »

L'histoire de la rue Saint-Pierre

Au milieu du XVIIIe siècle, sous le nom de « pavé du Roy », elle était l’une des rares voies carrossables qui permettait à la route de Paris de cheminer vers le centre ville. Cette rue reliait la ville haute à l'Abbaye de Saint-Père en Vallée, appelée aujourd'hui « église Saint-Pierre ». Elle est bordée d’anciens hôtels particuliers et de maisons de caractère.

19 - La fresque de Lattre de Tassigny

La scénographie et l'histoire de la fresque de Lattre de Tassigny

Conception artistique : CitéCréation et Jean-François Charles

La fresque de Lattre de Tassigny animée par CitéCréation et Jean-François Charles - Chartres en lumières

« Cette fresque de 170 m2, conçue et réalisée par les peintres muralistes CitéCréation, représente un tournage de film. Une équipe de cinéma, comme à la belle époque d'Hollywood, filme une scène dans un décor en trompe-l'œil architectural, dans lequel le Général Marceau tient le premier rôle. Le choix du sujet était évident, puisque le cinéma et la ville de Chartres, c'est une grande histoire d'amour. Découvrez-là s'animer en lumière ! »

21 - La médiathèque l'Apostrophe

La scénographie en quelques mots

Conception artistique : Spectaculaires, Les Allumeurs de lumières – Franck Marty et Benoît Quero

Cette scénographie vous invite à faire un voyage dans le temps. Et si depuis la nuit des temps, Chartres en lumières avait été évoqué ? On découvre ainsi des énormes dinosaures broutant la cîme des arbres alors que Chartres s'écrit en lettres de feu. Chartres devient enluminé au moyen-âge où on s'imagine dans un scriptorium en pleine décoration de livres. Le siècle des lumières devient le Chartres des lumières et les visages de grands philosophes, hommes et femmes du siècles, défilent dans les arbres. Notre époque contemporaine arrive : plein feu sur la télévision à sa naissance... et le numérique achève la scénographie.

La médiathèque l'Apostrophe illuminée par les Allumeurs de lumières - Chartres en lumières

Et si on rallumait la Lumière…

« Voyage dans les médias : sublimation de l’architecture par des univers graphiques à base de lettrage, de notes de musique, de circuits informatiques, de dessins, d’écriture, d’images, de chiffres... À l’heure où la médiathèque commence sa nuit et s’apprête à rejoindre la lune, un drôle de cirque se met en place au cœur de l’Apostrophe…
Au top de la régie, l’édifice et ses illustres résidants reprennent soudainement vie et nous embarquent pour un voyage dans le temps… médiatique ! »

Ce qu'il faut savoir sur la médiathèque l'Apostrophe

Construite entre 1923 et 1927 par l’architecte chartrain Raoul Brandon, réhabilitée en 2007 par Paul Chemetov, la médiathèque « l’Apostrophe » se situe dans l’ancienne Poste de Chartres. Édifice, de style néo-gothique, avec un beffroi à horloge à encorbellements et une imposante rotonde. Son style gothique flamboyant rappelle le clocher nord de la Cathédrale de Chartres.

Une série de mosaïques sur la façade évoque l’histoire d’un poème à la communication glorifiée par la Paix. Le bâtiment a été inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques le 19 août 1994. Un rameau d’olivier et le « pax » inscrits au-dessus de l’entrée du bâtiment, dominés par le masque d’Hermès (messager des dieux) invitent à méditer sur la paix.

23 - La rue de l'Étroit Degré

Quelques mots sur la scénographie

Conception artistique : Lumière de verre

La scénographie habille le bâtiment du Bureau Information Jeunesse et la rue de l’Étroit degré. Elle invite les spectateurs déambulant dans les rues à s’orienter vers le parvis de la cathédrale. La projection se dévoile sur le pignon et la façade du bâtiment et s’efface en se prolongeant sur les murs et façades attenants. Une colombe invite le spectateur à s’engouffrer dans un tunnel de lumière aux teintes et motifs évoluant au fur et à mesure de son avancement : à la sortie du parvis elle prépare son envol.

Illumination de la rue de l'Étroit Degré - Chartres en lumières

« L'action du soleil sur les vitraux donne lieu dans les édifices à de magnifiques projections de couleurs qui évoluent au fil des heures et des saisons. Il y a quelques siècles de cela, marchands ambulants, colporteurs et autres savoyards sillonnaient les routes avec sur leur dos, une lanterne magique. Ce premier appareil d'optique de projection utilisait un jeu de lentilles et une lampe à pétrole pour projeter de petites images peintes sur verre. Lumière de verre vous propose un espace magique où le verre est exalté. La lumière traverse des œuvres verrières contemporaines pour offrir une projection ; la matière s'émancipe dans l'espace et vous emmène dans un nouvel univers. »

Les petits secrets de la rue de l'Étroit Degré

La rue de l’Étroit Degré fut pendant longtemps un passage de plain-pied permettant de relier la rue Percheronne et la rue du Cheval Blanc. Au bout de ce passage, vers la Cathédrale, se situait la plus étroite des 9 portes du Cloître Notre-Dame (1,10 m de large seulement). Pour l'histoire, le décor en céramique de la maison situé au n°17, de style art-déco, a été présenté lors de l’Exposition Universelle de Paris en 1900.

4 - Le musée des Beaux-Arts – Façade d'Honneur

La scénographie en quelques mots

Conception artistique : « Modo-Astrolabium » – Leslie Epsztein

« Le projet est une composition sur le thème du cosmos et de l'espace. Le visuel est composé d'une iconographie de morceaux d'instruments de mesures astronomiques du 16ème siècle (astrolabes pour la plupart) et de cartes astrales qui recréent des arcs et arrondis qui dynamisent et cassent l'architecture horizontale de la façade. L'idée du projet est d'allier éléments d'histoires et formes graphiques modernes. »

Scénographie de Leslie Epsztein « Modo Astrolabium » - Chartres en lumières - Crédit photo François Delauney

L'histoire du musée des Beaux-Arts

Situé sur l’ancien Palais épiscopal, le musée des Beaux-Arts, classé monument historique en 1906, se compose de plusieurs bâtiments construits au XIIe siècle et XVIIIe siècle. Il a servi de décor au tournage de différents films. Il abrite de riches collections d’art ancien et moderne (Zurbaran, Chardin, Vlaminck, Soutine…), une collection océanienne et un ensemble de clavecins des XVIIe et XVIIIe siècles, un salon dédié au maître – verrier Gabriel Loire.

6 - La collégiale Saint-André

Les scénographies en quelques mots

Conception artistique : Studio graphique de la ville de Chartres – Bénédicte Chevalier, Jean-Baptiste Maradeix et Stéphane Lebouché

La collégiale Saint-André, église classée monument historique, revêt comme chaque année depuis quatre ans de nouvelles scénographies hautes en couleurs, composée de quatre habillages successifs :

  1. Collage d’images de différentes rues et bâtiments de Chartres sur la façade de la collégiale dans le but de déstructurer, perturber l’architecture du bâtiment et de faire réfléchir sur la grandeur de l’héritage architectural de la ville.

  2. Tableau reprenant la technique impressionniste qui donne vie à la façade de la collégiale grâce à des mouvements de pinceau marqués et aux couleurs vives utilisées et interpelle la sensibilité du spectateur.

  3. Tableau poussant chaque spectateur à retrouver une vision naïve et innocente.

  4. Accumulation de globes oculaires créant un sentiment de gêne chez le spectateur qui se sent épié et favorise la réflexion sur l’importance de l’apparence dans nos vies actuelles.

La collégiale de Saint-André illuminée par le studio PAO de la ville de Chartres - Chartres en lumières

L'histoire de la collégiale Saint-André

À l’époque gallo-romaine, un amphithéâtre se dressait à cet emplacement. Il en subsiste quelques pierres dans les murs de l’une des cryptes. Plusieurs églises ont été construites et détruites entre le Xe et le XVIIe siècle. En 1791, elle est transformée en magasin de fourrage. Le bâtiment brûle en 1861, puis en 1944. Il ne reste aujourd’hui des différentes constructions plus que les parties antérieures au XIIIe siècle et la chapelle Saint-Ignace, terminée en 1513. Depuis sa rénovation en 2000, la collégiale Saint-André accueille différentes manifestations, notamment des expositions d’art contemporain « Chemin des Arts ».

16 - L'église Saint-Pierre

La scénographie en quelques mots

Conception artistique : Ça va être beau

Cette scénographie fixe, réalisée par Ça va être beau, propose une mise en avant de l'architecture de l'église Saint-Pierre. Les vitraux sont illuminés de l'intérieur vers l'extérieur, tandis que les arcs-boutant, légers, se parent de mosaïques d'inspiration byzantine. Le toit préfigure la voute céleste et la décoration rehausse l'ensemble comme si l'église devenait un reliquaire incrusté de pierres précieuses. 

« Dans les tons ors et bleus des vitraux du chœur, je propose une mise en valeur de l'architecture du bâtiment, dans un souci d'harmonie avec les vitraux rétro-éclairés de l'église. La structure gothique des contreforts sera soulignée et rehaussée de motifs baroques. Sur les toits, une représentation d'une voute céleste. Sur la tour de la façade cour, un grand vitrail fera un effet de trompe-l'œil avec les vitraux réels de l'église. »

L'église Saint-Pierre illuminée par Ça va être beau - Chartres en lumières

L'histoire de l'église Saint-Pierre

Cette ancienne abbatiale (XIe et XIIIe siècles) fait partie des plus beaux chefs-d'œuvre de l'art gothique. C’est la reine Bathilde, femme de Clovis II, qui fit construire cette abbaye au VIIe siècle. La nef a été construite au début du XIIIe siècle. À la fin du XIIIe siècle, les parties hautes du choeur sont achevées. C’est à cette époque que furent exécutés les remarquables vitraux.
Très bien conservé, l'ensemble des vitraux des XIIIe et XIVe siècle illumine encore aujourd'hui l'intérieur et en fait un édifice remarquable. L’inondation de 1665 oblige à transférer les reliques de Saint-Gilduin. L’église Saint-Pierre a été classée Monument Historique en 1840. Une particularité notable pour entrer dans la nef : il faut déscendre quelques marches.

18 - La place Billard

La scénographie en quelques mots

Conception artistique : Animation participative – Matthieu Tercieux

Venez jouer et déformer une carte interactive.

Cartographie urbaine et ludique, « Vous êtes ici ailleurs » propose aux visiteurs de venir jouer directement sur l’installation par les jeux de lumières. Cette animation surprenante vous fait voyager à travers l’espace.

En quelques pas, le monde, puis votre ville, se mettent à vos pieds. Imaginez une carte se dessinant au sol et réagissant à vos mouvements alors que vous en explorez les recoins !

Les promeneurs-joueurs n’ont qu’à suivre les indications de cette installation-vidéo pour donner naissance à des animations surprenantes au sol. Pictogrammes, lignes, cercles et coordonnées : l’espace se meut en une cartographie humaine interactive et amusante.

L'animation participative de la place Billard - Chartres en lumières

« Vous êtes ici... Ailleurs. Avec ce projet se veut être un point de focale sur le pourquoi être ici, maintenant, ensemble et ailleurs à la fois. Je cherche à développer une forme d'œuvre interactive à la croisée des chemins des différents langages vidéographiques, tels que le documentaire, le dessin d'animation, le jeu vidéo, l'interaction, etc. Une forme hybride apportant au spectateur un regard nouveau sur l'espace public utilisé comme espace interactif. »

L'histoire de la place Billard

Entièrement disparu au XIXe siècle, le château des Comtes de Chartres se dressait sur cette place au coeur d’un quartier politique et administratif puis de négoce. Pendant la Révolution, il servit de prison aux célèbres chauffeurs de la bande d’Orgères. La place tient son nom d’une dynastie de maires chartrains. La place Billard présente une architecture type "Baltard" du début du XXe siècle et abrite le marché couvert. Cette place est aujourd’hui un lieu de rencontre, de détente et de flânerie accueillant le marché de la ville chaque mercredi et samedi matin.

20 - Le théâtre de Chartres

La scénographie en quelques mots

Conception artistique : « Illusions » – Marie-Jeanne Gauthé

Le théâtre tient le rôle principal d’un chassé-croisé amoureux. Il se fait complice d’une jeune femme cherchant à s’esquiver face à l’homme qui tente de la séduire.

Le thème traditionnel de l’Amour est ici revisité avec humour et légèreté.

Le théâtre de Chartres illuminé par Marie-Jeanne Gauthe - Chartres en lumières

L'histoire du théâtre de Chartres

Inauguré le 28 avril 1861, le théâtre de Chartres est typique des opulents bâtiments construits à l’époque du Second Empire. Œuvre de l’architecte Piébourg, il a été construit en un temps record : à peine quinze mois. Par ailleurs, le théâtre a su conserver sa machinerie d’époque avec son système de perches contre balancées permettant d’aménager les décors à volonté.

22 - La galerie de Chartres – Ancienne chapelle Sainte-Foy

La scénographie en quelques mots

Conception artistique : Installation interactive « Origami », Pixel N'Pepper

Inauguration d’un renouvellement de scénographie pour l’édition 2018 de Chartres en Lumières : la façade de la chapelle Sainte-Foy se pare d’un nouvel éclairage interactif !

Les dessins projetés, sous forme d’origami, se déclineront en quatre thèmes différents : space, aqua, terra et lux.

Les utilisateurs pourront ainsi créer leur propre éclairage sur la façade de la chapelle en choisissant parmi les thèmes et effets proposés, puis se prendre en selfie, ou autre, devant leur réalisation. Le système offre plus de 120 combinaisons différentes !

La galerie de Chartres illuminée et pliée en origami - Chartres en lumières

L'histoire de la Gallerie, ancienne chapelle Sainte-Foy

Cette chapelle des XIIe, XIIIe et XIVe siècles au destin original a abrité le premier théâtre de Chartres puis fut transformée en salle de cinéma. Dans les années 60, l’édifice est acheté par Jean Lelièvre, commissaire-priseur. En 1970, il va inaugurer la galerie de Chartres ; hôtel des ventes qui propose encore aujourd’hui des ventes de prestige (jouets anciens, appareils photos…).

24 - Eurélium – Archives départementales

Eurélium, hommage à Proust

Conception artistique : Lumière de Verre, et financée en partenariat avec l'Eurélien : Le Département d'Eure-et-Loir

L'Eurélium, anciennes archives départementales, illuminé - Chartres en lumières

La nouvelle illumination projetée sur l'Eurélium rend hommage à Proust.

Elle célèbre le centenaire de l’obtention par Proust du Prix Goncourt pour À l’ombre des jeunes filles en fleurs (1919). Et annonce les animations sur sa vie et son œuvre prévues l'année prochaine (plus de détails à venir sur www.chartres.fr).

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Renseignements : Ville de Chartres
Place des Halles
28000 Chartres
02 37 18 47 84
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www.chartres.fr
Production : Ville de Chartres

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